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Soudan: l’Egypte refuse de conclure un nouvel accord sur les eaux du Nil

Khartoum a déploré le soi-disant "ralentissement" du côté égyptien dans la mise en œuvre de l'accord sur les eaux du Nil signé entre les deux pays en 1956 et le refus égyptien d’appliquer l’accord ou d’établir un nouvel autre.

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Le Soudan a déploré, lundi, le « peu d’empressement » du côté égyptien dans la mise en œuvre de l’accord sur les eaux du Nil signé entre les deux pays en 1956, et le refus d’élaborer un nouvel accord régissant le principe de l’exploitation des eaux du Nil entre les deux pays.

C’est qui ressort d’une conférence intitulée « Le barrage de la Renaissance [Ennahdha] et les opportunités de Développement durable », tenue, mardi, dans la ville de Wad Madani dans le centre du Soudan.

La conférence a été donnée par Saifeddine Hamad Abdallah, directeur du Comité technique des ressources en eau auprès du ministère des Ressources hydrauliques, de l’Irrigation et de l’Électricité du Soudan, et membre du comité de négociation du projet éthiopien relatif au barrage de la Renaissance.

Abdallah, cité par l’agence de presse soudanaise officielle, a déclaré que « Le barrage est en dehors de la ligne du séisme, et la conception actuelle du barrage correspond aux spécifications proposées par la partie soudanaise. »

« L’Éthiopie avait informé le Soudan de son intention de construire le barrage de la Renaissance depuis le début de 2011, avant qu’il ne soit officiellement annoncé à la fin du mois de mars de la même année », a-t-il indiqué.

Abdallah a ajouté que « le Soudan avait examiné les plans de conception pour la forme finale du barrage et ce pour une année complète, et avait effectué des visites sur terrain, avant de donner son approbation pour l’établissement du barrage ».

« L’Ethiopie a mis en œuvre tous les changements nécessaires pour assurer la sécurité du barrage, et l’entreprise italienne’ Salini Costruttori SPA’ qui se charge de la construction du barrage avait établi plus de 200 barrages à travers le monde », a-t-il renchéri.

Le 13 novembre, l’Egypte avait annoncé le gel des négociations techniques avec le Soudan et l’Ethiopie sur le barrage de la Renaissance après l’échec de l’adoption d’un rapport sur le barrage élaboré par un bureau consultatif français.

Le barrage de la Renaissance, édifié par l’Ethiopie sur le Nil (Nil bleu), suscite les craintes de l’Egypte quant à la diminution de sa part annuelle des eaux du fleuve (55.5 milliards de m3).

La partie éthiopienne affirme que le barrage lui sera d’une grande utilité, notamment en matière de production d’énergie, et qu’il ne causera aucun préjudice à l’Egypte et au Soudan et se déclare prête à négocier avec l’Egypte sur toutes questions controversées.

Les dernières années ont été témoin de tensions dans les relations entre l’Egypte et le Soudan, sur fond de plusieurs sujets controversés, dont le plus important est le différend sur le triangle frontalier à Hala’ib et Shalateen.

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